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Baromètre 2026 : les prénoms qui montent, ceux qui chutent

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Ezio, Aylan, Esmée grimpent ; Kylian, Manon, Justine reculent : en comparant les deux dernières années de naissances INSEE, rang par rang, on voit les mouvements de fond avant qu'ils ne deviennent une évidence. Voici le baromètre 2026 de Prénomance, calculé sur nos propres données — méthode transparente, chiffres vérifiables prénom par prénom.

Sommaire

1. La méthode : comment on mesure "monter" ou "chuter"

Un prénom « monte » ou « chute » : on le lit partout, rarement avec un chiffre derrière. Voici le nôtre, et la façon dont on l'obtient. Pour chaque prénom, l'INSEE publie un rang national annuel, séparément chez les filles et chez les garçons, calculé sur les naissances de l'année. On compare ce rang sur les deux dernières années disponibles — 2023 et 2024, la donnée la plus récente publiée par l'INSEE au moment de cette édition 2026 du baromètre. L'écart entre les deux, exprimé en places gagnées ou perdues, est notre indicateur : +48 signifie que le prénom a grimpé 48 places, -44 qu'il en a perdu 44.

Deux garde-fous, pour ne pas confondre signal et bruit statistique. D'abord, on ne classe que des prénoms déjà rédigés et relus à la main sur Prénomance (fiche publiée, relecture humaine faite) : chaque nom cité ici pointe vers une fiche réelle, pas une ligne brute de fichier. Ensuite, plus un prénom est rare, plus son rang peut sauter fort pour quelques naissances de plus ou de moins — on le signale explicitement dans la section 4, avec les volumes de naissances en regard, plutôt que de le taire.

2. Dans le top 150 : les mouvements qui comptent

Voici les mouvements les plus significatifs parmi les prénoms déjà bien installés (rang 2023 et rang 2024 tous deux dans le top 150 national) — ceux qui pèsent vraiment sur les naissances françaises, où un gain ou une perte de rang est difficile à mettre sur le compte du hasard.

Baromètre 2026 : top 5 des prénoms qui montent et qui chutent dans le top 150 national, rang 2023 → 2024

Ça monte :

  • Ezio (garçon) : 86e en 2023 → 38e en 2024 (+48).
  • Aylan (garçon) : 85e → 47e (+38).
  • Ayla (fille) : 121e → 88e (+33).
  • Jannah (fille) : 116e → 84e (+32).
  • Esmée (fille) : 68e → 41e (+27).
  • Fatoumata (fille) : 123e → 96e (+27).
  • Zayn (garçon) : 78e → 54e (+24).
  • Basile (garçon) : 79e → 55e (+24).
  • Aria (fille) : 88e → 66e (+22).

Ça recule :

  • Nahil (garçon) : 94e en 2023 → 138e en 2024 (-44).
  • Manon (fille) : 77e → 108e (-31).
  • Mathilde (fille) : 101e → 127e (-26).
  • Anaïs (fille) : 105e → 129e (-24).
  • Alicia (fille) : 99e → 123e (-24).
  • Yanis (garçon) : 63e → 87e (-24).
  • Enzo (garçon) : 58e → 79e (-21).
  • Ilyan (garçon) : 108e → 129e (-21).
  • Maëlys (fille) : 102e → 121e (-19).

Reculer de vingt ou trente places dans le top 150 ne veut pas dire disparaître : un prénom comme Manon ou Enzo reste très porté, simplement moins qu'il y a un an. C'est un ralentissement de tendance, pas une chute dans l'oubli — le pendant, en plus modéré, de ce qu'on observe sur le hub des prénoms en baisse.

3. Hors du top 150 : les plus fortes progressions

En dehors des prénoms déjà installés, deux autres profils bougent fort : des prénoms qui accélèrent nettement (au-delà du top 150, mais toujours dans le top 300) et des prénoms qui, à l'inverse, y reculent après y avoir figuré. Même méthode de calcul, mêmes fiches réellement publiées et relues.

Ça monte, hors du top 150 :

  • Maëlo (garçon) : 443e en 2023 → 274e en 2024 (+169).
  • Rym (fille) : 245e → 128e (+117).
  • Oussaid (garçon) : 313e → 172e (+141).
  • Yara (fille) : 366e → 254e (+112).
  • Mira (fille) : 340e → 236e (+104).
  • Tesnim (fille) : 266e → 183e (+83).
  • Lowen (garçon) : 350e → 253e (+97).
  • Laïa (fille) : 378e → 291e (+87).

Ça recule, en sortant du top 150 (ou en s'en éloignant) :

  • Justine (fille) : 278e en 2023 → 376e en 2024 (-98).
  • Kylian (garçon) : 168e → 258e (-90).
  • Liya (fille) : 192e → 278e (-86).
  • Dylan (garçon) : 236e → 320e (-84).
  • Tyler (garçon) : 294e → 366e (-72).
  • Enola (fille) : 119e → 191e (-72).
  • Thibault (garçon) : 272e → 339e (-67).
  • Candice (fille) : 229e → 295e (-66).

4. Les progressions les plus spectaculaires, tous rangs confondus

Si on ne regarde plus que l'écart brut de rang, sans se limiter au top 300, les plus fortes progressions se trouvent sur des prénoms plus rares — logique statistique : sur des rangs élevés (600e, 1000e...), quelques dizaines de naissances de plus suffisent à faire gagner des centaines de places. On les cite quand même, volumes de naissances 2024 à l'appui, pour ne rien cacher de la mécanique :

  • Yloan (garçon) : 1699e en 2023 → 565e en 2024 (+1134 places, 80 naissances en 2024).
  • Hadriel (garçon) : 1304e → 513e (+791, 90 naissances).
  • Emrys (garçon) : 863e → 414e (+449, 115 naissances).
  • Mayana (fille) : 973e → 530e (+443, 90 naissances).
  • Khalys (garçon) : 952e → 533e (+419, 85 naissances).
  • Giorgia (fille) : 686e → 334e (+352, 170 naissances).

Un saut de mille places sur 80 naissances, c'est réel — ce sont les chiffres INSEE — mais c'est aussi plus fragile qu'un mouvement dans le top 150 : l'an prochain, quelques dizaines de naissances de moins peuvent inverser la tendance aussi vite qu'elle est apparue.

5. Ce que ça change pour votre choix

Ce baromètre n'est pas un palmarès à suivre : c'est un instantané, utile pour resituer un prénom qui vous plaît dans son mouvement du moment plutôt que de deviner. Un prénom en forte hausse comme Ezio ou Rym n'est pas un pari plus risqué qu'un autre — c'est, factuellement, un choix qui va probablement croiser davantage d'enfants du même âge dans les années qui viennent. À l'inverse, un recul comme celui de Manon ou Kylian ne signale aucun problème : seulement une popularité qui se stabilise après un pic, ce qui peut justement plaire si vous cherchez un prénom un peu moins généralisé que l'an dernier.

Pour aller plus loin sur un prénom précis, chaque fiche Prénomance affiche son rang actuel et sa tendance. Et pour explorer au-delà de cette édition du baromètre, deux hubs vivants se mettent à jour au fil des campagnes INSEE : les prénoms qui montent et les prénoms en baisse.

Pour aller plus loin

Et si un prénom qui monte vous semble presque écrit dans les chiffres, Numérologie du prénom : ce qu'elle dit (et ce que disent vraiment les chiffres INSEE) fait la part entre lecture symbolique et vraie statistique.

Les prénoms cités dans cet article

Sources

  • Fichier des prénoms — INSEE, données de l'état civil (naissances 2023 et 2024, dernière année disponible), data.gouv.fr.
  • Rang national par sexe et écart calculés par Prénomance sur ses propres données (`popularity_stats`), consulté en base le 06/08/2026.
  • Périmètre : uniquement des fiches Prénomance publiées et relues par un humain (`HUMAN_REVIEWED`) — vérifié individuellement pour chaque prénom cité.
Infographie de l'article Baromètre 2026 : les prénoms qui montent, ceux qui chutent
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